Passagères de nuit
5,01 avis

ROMAN HISTORIQUE (FICTION) · 2026

Roman historique (Fiction)Littérature internationale

Passagères de nuit

de Yanick Lahens

Toujours avancer sans se retourner, c'est ce que murmurent à Yanick Lahens les femmes de sa propre lignée dans ce puissant roman des origines, comme arraché à son quotidien à Port-au-Prince. Née en 1818 à La Nouvelle-Orléans, Élizabeth n'a pas reculé quand, victime de deux tentatives de viol, elle a freiné les élans prédateurs d'un ami de son père. Sa grand-mère, ancienne esclave arrivée d'Haïti au début du siècle dans le sillage du maître qui l'avait affranchie, lui a donné un exemple de résistance silencieuse : devenue une commerçante prospère, elle n'a plus jamais accepté de se soumettre au désir d'un homme. Confiante dans la force qu'elle a tôt transmise à sa petite-fille en l'invitant dans la ronde mystérieuse des divinités vaudou, elle n'hésite pas à couvrir sa fuite : Élizabeth embarque pour Port-au-Prince, où nous la retrouverons bien des années plus tard, aux commandes de sa vie, mère d'un homme qui traverse la ville en libérateur. En cette année 1867, rien ne destinait Régina, née pauvre parmi les pauvres, à rencontrer le général Léonard Corvaseau. C'est pourtant à son côté que va se poursuivre sa trajectoire d'émancipation. Avec ce portrait en miroir de deux femmes, ses lointaines grands-mères, qui reconnaissent chacune en l'autre " une semblable, une sœur échappée à la rudesse des conventions ", la grande romancière haïtienne nous offre un magnifique hommage à toutes les Passagères de nuit (à commencer par celles des bateaux négriers), ces vaincues de l'histoire dont la ténacité et la connivence secrète opposent à la violence du monde une lumineuse vaillance. --

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Le résumé

Toujours avancer sans se retourner, c'est ce que murmurent à Yanick Lahens les femmes de sa propre lignée dans ce puissant roman des origines, comme arraché à son quotidien à Port-au-Prince. Née en 1818 à La Nouvelle-Orléans, Élizabeth n'a pas reculé quand, victime de deux tentatives de viol, elle a freiné les élans prédateurs d'un ami de son père. Sa grand-mère, ancienne esclave arrivée d'Haïti au début du siècle dans le sillage du maître qui l'avait affranchie, lui a donné un exemple de résistance silencieuse : devenue une commerçante prospère, elle n'a plus jamais accepté de se soumettre au désir d'un homme. Confiante dans la force qu'elle a tôt transmise à sa petite-fille en l'invitant dans la ronde mystérieuse des divinités vaudou, elle n'hésite pas à couvrir sa fuite : Élizabeth embarque pour Port-au-Prince, où nous la retrouverons bien des années plus tard, aux commandes de sa vie, mère d'un homme qui traverse la ville en libérateur. En cette année 1867, rien ne destinait Régina, née pauvre parmi les pauvres, à rencontrer le général Léonard Corvaseau. C'est pourtant à son côté que va se poursuivre sa trajectoire d'émancipation. Avec ce portrait en miroir de deux femmes, ses lointaines grands-mères, qui reconnaissent chacune en l'autre " une semblable, une sœur échappée à la rudesse des conventions ", la grande romancière haïtienne nous offre un magnifique hommage à toutes les Passagères de nuit (à commencer par celles des bateaux négriers), ces vaincues de l'histoire dont la ténacité et la connivence secrète opposent à la violence du monde une lumineuse vaillance. --

Ce qu’en pensent les lecteurs

Les avis de la communauté

5/10
J'ai bien aimé cette lignée de femmes qui émigrent de Haïti à la Nouvelle-Orléans, puis reviennent en Haïti. Pourtant, je ne me suis attachée à aucune d'elles : no Elizabeth, ni Regina. L'utilisation de mots ou de phrases créoles ne m'a pas embarqué dans un univers magique ou dépaysant. Mais j'ai aimé le voyage sous-marin en lieu et place du voyage à fond de cale. Un titre très beau mais une lecture qui ne me restera pas en mémoire.
AAlex Mot À Mots

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