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10/10
Dans l’armoire dans la maison de la grand-mère, il y a… des ombres. Des deux femmes qui habitent dans ces murs, nous ne saurons jamais les prénoms, mais apprendrons petit à petit leur histoire. J’ai aimé que la maison tremble et craque, respire et se contracte au gré de ses émotions. Mais cette maison ne laisse partir aucune de ses habitantes. Les hommes de la famille eux-mêmes n’en réchappent parfois pas non plus, comme l’arrière grand-père qui faisait commerce de femmes. Certains morts du village viennent se tapir sous les lits ou dans les marmites du grenier. Certains se cachent dans l’armoire dont les portes s’entrouvrent parfois. La grand-mère est un peu sorcière, qui a vu dès l’enfance la sainte, qui continue de lui apparaitre et qui peut prédire l’avenir. Par ses nouements, elle peut même jeter des sorts. Mais dans ce village reculé vit la bourgeoise famille Jarabo qui écrase tout le monde de sa superbe. Malheureusement, le fils est tombé amoureux de la fille de la grand-mère, la mère de la jeune fille qui, un beau jour, a disparu. J’ai aimé ce roman qui parle de haine et de ressentiment. Cette haine entre familles cuite et recuite, qui transpire au point d’envahir les objets et la maison. Le titre prévenait le lecture : la carcoma est une préoccupation constante et grave, un souci ou un remords qui ronge et consume peu à peu l’esprit. Un roman qui met en scène une lutte des classes bien particulière et des féministes hors-normes. L’image que je retiendrai : Celle des hommes emmurés derrière la fameuse armoire. https://www.alexmotamots.fr/carcoma-layla-martinez/
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