Les terres du couchant

2014

Les terres du couchant

de Julien Gracq

En 1953, Julien Gracq entreprend un roman qui se situe comme « Le rivage des Syrtes » dans cette zone rêveuse où Histoire et Mythe, imaginaire collectif et destins individuels s'entrelacent. Il y travaille pendant trois étés. Travail lent, hésitant, suspendu en 1956 pour écrire « Un balcon en forêt » et dont témoignent les quelque 500 pages manuscrites du fonds Gracq à la Bibliothèque Nationale. Le texte que nous publions est très proche d'une version définitive, même si aux yeux de l'auteur, il n'a pas trouvé sa forme dernière. On est toujours tenté de présenter la publication posthume d'une œuvre comme une découverte sensationnelle, qui change l'image établie d'un écrivain. Pourtant, ce récit ne bouleverse pas la vision que nous pouvons avoir de l'œuvre de Gracq. Mais il la complète d'une manière significative et nécessaire. Il conduit à une compréhension plus intime, plus précise, de l'écrivain, des chemins qu'il emprunte, de son regard sur le monde et de son imaginaire. Ce constat, suffisant sans doute pour présenter ce texte au lecteur, n'est pas pourtant la raison première de sa publication. Ce qui compte le plus, c'est la singularité de ce récit qui trouve ses péripéties dans les incidents de la route et dont la narration se confond tout naturellement avec la vie des chemins et des saisons. Ce manuscrit trouvé dans une malle, et qui pour Gracq était une étape, est pour le lecteur un de ces beaux récits que l'histoire littéraire offre à la postérité.

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Le résumé

En 1953, Julien Gracq entreprend un roman qui se situe comme « Le rivage des Syrtes » dans cette zone rêveuse où Histoire et Mythe, imaginaire collectif et destins individuels s'entrelacent. Il y travaille pendant trois étés. Travail lent, hésitant, suspendu en 1956 pour écrire « Un balcon en forêt » et dont témoignent les quelque 500 pages manuscrites du fonds Gracq à la Bibliothèque Nationale.

Le texte que nous publions est très proche d'une version définitive, même si aux yeux de l'auteur, il n'a pas trouvé sa forme dernière. On est toujours tenté de présenter la publication posthume d'une œuvre comme une découverte sensationnelle, qui change l'image établie d'un écrivain. Pourtant, ce récit ne bouleverse pas la vision que nous pouvons avoir de l'œuvre de Gracq. Mais il la complète d'une manière significative et nécessaire.

Il conduit à une compréhension plus intime, plus précise, de l'écrivain, des chemins qu'il emprunte, de son regard sur le monde et de son imaginaire. Ce constat, suffisant sans doute pour présenter ce texte au lecteur, n'est pas pourtant la raison première de sa publication. Ce qui compte le plus, c'est la singularité de ce récit qui trouve ses péripéties dans les incidents de la route et dont la narration se confond tout naturellement avec la vie des chemins et des saisons.

Ce manuscrit trouvé dans une malle, et qui pour Gracq était une étape, est pour le lecteur un de ces beaux récits que l'histoire littéraire offre à la postérité.

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