
1995
La mort lente de Torcello
de Elisabeth Crouzet-pavan et Urbe Condita
La 4e de couverture indique : « Torcello, aujourd'hui, est un îlot quasi déserté au nord de la lagune de Venise, une cathédrale, un baptistère, une église et un décor de mosaïques célèbres. Torcello, hier, ce fut une communauté humaine nombreuse, un paysage de campaniles et de petites maisons, un horizon de vignes, de jardins, de bois... Elisabeth Crouzet-Pavan va à la recherche de ce monde perdu, oublié, abandonné dans les derniers siècles du Moyen Âge, au temps même où Venise imposait à travers la Chrétienté son image providentielle de beauté et de gloire. Ce livre est donc l'histoire d'une mort lente, à laquelle s'étaient comme résignés ceux qui la subirent au rythme du flux et du reflux des marées en se laissant glisser sans drame vers l'irrémédiable. Cette sortie de l'histoire fut aussi délibérée, voulue par Venise, comme si la disparition de Torcello devait secrètement permettre à la Sérénissime de conjurer la conscience de sa fragilité, ses fantasmes du déclin, ses angoisses de l'engloutissement : il fallait que Torcello meure pour offrir à Venise, par un effet de miroir, l'assurance qu'elle seule avait été élue pour s'élever au milieu des eaux de la lagune. En exhumant l'obscur destin de Torcello, cet ouvrage met ainsi en lumière une dimension capitale, et méconnue, de la création vénitienne. »
Le résumé
La 4e de couverture indique : « Torcello, aujourd'hui, est un îlot quasi déserté au nord de la lagune de Venise, une cathédrale, un baptistère, une église et un décor de mosaïques célèbres. Torcello, hier, ce fut une communauté humaine nombreuse, un paysage de campaniles et de petites maisons, un horizon de vignes, de jardins, de bois...
Elisabeth Crouzet-Pavan va à la recherche de ce monde perdu, oublié, abandonné dans les derniers siècles du Moyen Âge, au temps même où Venise imposait à travers la Chrétienté son image providentielle de beauté et de gloire. Ce livre est donc l'histoire d'une mort lente, à laquelle s'étaient comme résignés ceux qui la subirent au rythme du flux et du reflux des marées en se laissant glisser sans drame vers l'irrémédiable.
Cette sortie de l'histoire fut aussi délibérée, voulue par Venise, comme si la disparition de Torcello devait secrètement permettre à la Sérénissime de conjurer la conscience de sa fragilité, ses fantasmes du déclin, ses angoisses de l'engloutissement : il fallait que Torcello meure pour offrir à Venise, par un effet de miroir, l'assurance qu'elle seule avait été élue pour s'élever au milieu des eaux de la lagune.
En exhumant l'obscur destin de Torcello, cet ouvrage met ainsi en lumière une dimension capitale, et méconnue, de la création vénitienne. »
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