
2013
Amok
de Stefan Zweig
Un médecin colonial, qui se morfond dans un village de Malaisie, se prend de passion pour une femme de la bourgeoisie, hautaine et froide, venue lui demander de l'aider à avorter. Il la désire et la rejette, violemment. Il la fait chanter... Cette rencontre déclenche en lui une fureur destructrice : l'amok. Dans cette nouvelle parue en 1922, Zweig exhibe toutes les pulsions d'ordinaire refoulées passion morbide, masochisme, égoïsme et orgueil en parlant de sexualité de manière étonnamment clinique. Il dénonce ainsi le malaise dans la société occidentale, le moralisme qui asservit les hommes comme les femmes.
Le résumé
Un médecin colonial, qui se morfond dans un village de Malaisie, se prend de passion pour une femme de la bourgeoisie, hautaine et froide, venue lui demander de l'aider à avorter. Il la désire et la rejette, violemment. Il la fait chanter... Cette rencontre déclenche en lui une fureur destructrice : l'amok. Dans cette nouvelle parue en 1922, Zweig exhibe toutes les pulsions d'ordinaire refoulées passion morbide, masochisme, égoïsme et orgueil en parlant de sexualité de manière étonnamment clinique. Il dénonce ainsi le malaise dans la société occidentale, le moralisme qui asservit les hommes comme les femmes.
Ce qu’en pensent les lecteurs
Les avis de la communauté
Nous avons tous cette vision des médecins ; aplomb impressionnant, vocabulaire professionnel même devant les clients, le visage dur, une organisation incroyable, et surtout des lunettes, mais aussi une incapacité à être fou. Zweig, avec Amok, détruit toute cette vision que j'avais sur les médecins d'un coup de main, ou plutôt à coup de mots. Comme une habitude que Zweig a orchestrée dans ses nouvelles, nous commençons sur un bateau, avec un narrateur qui tombe sur une personne ravagée par le passé. Dans Amok, le narrateur tombe sur un médecin qui a l'apparence fantomatique, parle beaucoup. Très loin encore de cette idée d'un médecin calme et réfléchi. Ce médecin décide de lui raconter un secret qui le torture. Car c'est plus facile de se confier à un inconnu plutôt qu'à un proche. Le narrateur l'écoute attentivement, face à l'étendue de la mer pas d'autre choix. Sauf que Zweig arrive encore à nous surprendre, car à la fin, on se rend compte que ce mystérieux médecin n'est pas à bord de ce bateau pour rien, et surtout on comprend enfin pourquoi il semble sortir que la nuit et se cacher le reste de la journée.
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