
ROMAN HISTORIQUE (FICTION) · 2018
Bleu de Delft
de Simone Van der Vlugt
À la mort – mystérieuse – de son mari, la jeune Catrijn quitte sa campagne néerlandaise natale pour tenter sa chance à la ville. Le hasard des rencontres la mène à Amsterdam où elle est engagée comme intendante par la famille van Nulandt. Passionnée de peinture, Catrijn aide la maîtresse de maison – bien moins douée – à parfaire son apprentissage. La ville est alors à son apogée : la richesse des vaisseaux revenant des colonies permet l'essor de l'art, de l'artisanat et des sciences. Catrijn fera la rencontre marquante de Rembrandt dans son atelier. Mais, poursuivie par son passé, en la personne d'un ancien valet de ferme qui menace de révéler les circonstances de la mort de son mari, Catrijn doit fuir. Monsieur van Nulandt la recommande alors à son frère, Evert, qui l'embauche dans sa faïencerie à Delft. Le succès de Catrijn est immédiat – elle va mettre au point le célèbre bleu de Delft – et elle prend une importance grandissante dans l'atelier et le cœur d'Evert. Elle va se former auprès de Carel Fabritius, ancien maître et ami de Vermeer, ce dernier voyant d'un œil bienveillant les stupéfiants progrès de la jeune femme. Tiraillée entre deux hommes, Catrijn va devoir faire des choix et, malgré l'explosion de la poudrière qui ravage la ville de Delft en 1654 et la peste venue s'abattre sur la ville quelque temps après, la jeune femme va tracer avec courage son propre chemin. Dans un récit parfaitement rythmé, Simone van der Vlugt raconte avec brio l'histoire du Siècle d'or néerlandais pour emporter son lecteur sur les pas de Catrijn. Elle offre ainsi le magnifique portrait d'une femme artiste, qui cherche à se faire une place dans un monde d'hommes en dépit des violences et des préjugés. Un roman captivant.
Le résumé
À la mort – mystérieuse – de son mari, la jeune Catrijn quitte sa campagne néerlandaise natale pour tenter sa chance à la ville.
Le hasard des rencontres la mène à Amsterdam où elle est engagée comme intendante par la famille van Nulandt. Passionnée de peinture, Catrijn aide la maîtresse de maison – bien moins douée – à parfaire son apprentissage. La ville est alors à son apogée : la richesse des vaisseaux revenant des colonies permet l'essor de l'art, de l'artisanat et des sciences. Catrijn fera la rencontre marquante de Rembrandt dans son atelier.
Mais, poursuivie par son passé, en la personne d'un ancien valet de ferme qui menace de révéler les circonstances de la mort de son mari, Catrijn doit fuir. Monsieur van Nulandt la recommande alors à son frère, Evert, qui l'embauche dans sa faïencerie à Delft. Le succès de Catrijn est immédiat – elle va mettre au point le célèbre bleu de Delft – et elle prend une importance grandissante dans l'atelier et le cœur d'Evert.
Elle va se former auprès de Carel Fabritius, ancien maître et ami de Vermeer, ce dernier voyant d'un œil bienveillant les stupéfiants progrès de la jeune femme. Tiraillée entre deux hommes, Catrijn va devoir faire des choix et, malgré l'explosion de la poudrière qui ravage la ville de Delft en 1654 et la peste venue s'abattre sur la ville quelque temps après, la jeune femme va tracer avec courage son propre chemin.
Dans un récit parfaitement rythmé, Simone van der Vlugt raconte avec brio l'histoire du Siècle d'or néerlandais pour emporter son lecteur sur les pas de Catrijn. Elle offre ainsi le magnifique portrait d'une femme artiste, qui cherche à se faire une place dans un monde d'hommes en dépit des violences et des préjugés.
Un roman captivant.
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Ce qu’en pensent les lecteurs
Les avis de la communauté
J'ai apprécié cette lecture où nous suivons la vie de Catrijn sur une période d'environ 2ans. Ce roman nous emporte aux Pays-Bas, au 17e siècle. Il s'agit d'un roman historique mais également riche en péripéties pour une jeune femme qui est poursuivie par son passé et qui voyage aux travers des Pays-Bas. Très beau roman, enrichissant culturellement. Cela m'a permis de découvrir la faïence hollandaise.
J’ai terminé ma lecture du Bleu de Delft. Et si je devais résumer rapidement ce que j’en retiens je dirai que c’est une reconstitution d’époque réussie, mais sans prise de risque psychologique. Le roman ne parvient pas selon moi à traiter des sujets aussi graves que la culpabilité, le deuil ou encore l’amour. Le confort narratif l'emporte sur le risque psychologique et charnel, et c'est ce choix, plus que l'écriture elle-même, qui m’a tenue à distance de l’héroïne. Maintenant, ma critique plus détaillée qui contient des spoilers de l’intrigue assez importants. Le roman restitue avec soin le Siècle d'or néerlandais, on déambule dans plusieurs villes, et il sera question de la Compagnie des Indes orientales, de Delft et sa faïencerie, on rencontre les figures tutélaires de Rembrandt (qui sourit à l’héroïne, marque de son estime peut-être après qu’elle ait livré son sentiment sur sa dernière œuvre en cours ?) et Vermeer en arrière-plan. Moi qui connais peu l’époque j’ai appris plein de choses. Deux événements réels structurent le récit : l'explosion de la poudrière de Delft et une épidémie de peste qui sont traités avec une justesse quasi documentaire qui ancre solidement la fiction dans son époque. Le rythme est efficace et j’ai tourné les pages avec une certaine avidité, portée par une intrigue construite comme un feuilleton en costume, avec des menaces, des rebondissements, des fuites, un gros secret. Le problème du roman se loge ailleurs selon moi, et c’est dans le traitement de la vie intérieure de Catrijn. Les scènes qui devraient ancrer l'affect dans la durée et le corps (le premier contact avec la peinture, la naissance de l'amour, le poids de la culpabilité et ses conséquences sur sa vie) sont expédiées avec la même vitesse que les scènes d'action surtout dans le premier tiers du livre. Résultat : Catrijn est agie par l'intrigue bien plus qu'elle ne se débat avec elle-même. D'où, sans doute, ma difficulté à m’identifier à elle. On peine à croire à ce que Catrijn ressent pour les hommes qui traversent sa vie, les sentiments sont affirmés (elle l'aime, elle en a le cœur serré quand il part etc) sans jamais être rendus sensibles par le corps, le trouble, le désir incarné. Les scènes charnelles elles-mêmes restent en surface, peu détaillées, comme si le texte se contentait de signaler qu'un rapprochement physique a eu lieu plutôt que de le faire exister pour le lecteur. Ce défaut d'épaisseur intérieure est redoublé par un schéma narratif révélateur qui m’a parfois un peu agacée. En effet la plupart des menaces qui pèsent sur Catrijn se résolvent en sa faveur, sans laisser de trace durable. L'homme qui la menace de révéler son passé et de la tuer (Jacob #psychopathe) meurt opportunément. Elle survit à un incendie sans perte durable (une jambe cassée mais qui guérit ! Tout le monde brûle et meurt autour d’elle mais elle gardera une belle peau, des beaux cheveux dont on précise qu’ils seront démêlés à temps avant d’être coupés. Ouf ! Notre héroïne continuera à pouvoir évoluer dans le désir des hommes.). Son beau-frère (qui la poursuit pendant des années) veut la contaminer par la peste (#TousPsychopathes) elle y échappe. Son second mari meurt empoisonné, elle hérite aussitôt de l'affaire et d'un statut social enviable. À chaque tournant, le texte installe un risque de perte réelle, puis l'annule aussitôt. Deux passages échappent à ce schéma. Ils sont parmis mes préférés. Le premier : Catrijn choisit de rester au chevet d'une fillette mourante de la peste, sans autre motif que le geste lui-même, et remet l'issue entre les mains de Dieu. Là elle recherche la rédemption, dans un acte maternel vraiment incarné ici, juste et noble. Le second, à la toute fin : quand Mattias lui dit vouloir rester près d'elle, sachant qu'il repartira puis reviendra, elle répond que cette fois, elle l'attendra. Dans les deux cas, c'est le même mouvement intérieur c’est à dire renoncer à la maîtrise chez une femme qui, tout au long du roman, ne cesse au contraire de contrôler, fuir, décider, se protéger. Ce parallèle donne une forme de cohérence à l'ensemble où la rédemption de Catrijn ne consisterait pas à payer pour une faute précise, à fuire encore, mais à apprendre à lâcher prise et à faire confiance. Il y a peu de moments du livre où la résolution passe par un mouvement intérieur plutôt que par un coup de théâtre extérieur, la preuve que le texte savait, par instants, faire autrement. Merci au club pour cette proposition originale, cette découverte et les échanges !
Livre très agréable qui prend place dans aux Pays Bas pendant le Siècle d'or. On y suit une jeune femme, Catrijn, malmenée par la vie et qui, après avec tout de même rencontré Rembrandt à Amsterdam, s'installe à Delft, rencontre Vermeer, survit à l'explosion de la poudrière de Delft puis à la peste. J'ai apprécié l'histoire de Catrijn mais ce qui m'a le plus plu dans ce roman, c'est incontestablement sa dimension historique
Un lecture très agréable. Un récit qui met dans l’ambiance hollandaise immédiatement. Je suis vraiment contente d’avoir découvert cette auteur. Un peu trop court, l’enchaînement des événements est rapide.
Extraits choisis
Citations marquantes
Il disait que Rembrandt ne peignait pas avec de la couleur, mais qu’il peignait avec la lumière.
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