
2013
L'Étranger
de Albert Camus
Sur une plage algérienne, Meursault a tué un Arabe. À cause du soleil, dira-t-il, parce qu'il faisait chaud. Comment peut-il être si indifférent ?
Le résumé
Sur une plage algérienne, Meursault a tué un Arabe. À cause du soleil, dira-t-il, parce qu'il faisait chaud. Comment peut-il être si indifférent ?
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Les Voix des Mondes
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7
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6,7/10
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Ce qu’en pensent les lecteurs
Les avis de la communauté
L’un de mes classiques préférés, et une lecture qui me fascine toujours autant. Ce que j’aime particulièrement dans L’Étranger, c’est cette impression de simplicité qui cache en réalité énormément de choses. L’écriture de Camus est extrêmement dépouillée, presque froide, et pourtant elle provoque un véritable malaise. On suit Meursault avec cette distance permanente, sans qu’il cherche vraiment à correspondre à ce que la société attend de lui. C’est justement ce personnage qui me fascine. Meursault ne réagit pas comme « il faudrait » réagir : il ne pleure pas comme on l’attend à l’enterrement de sa mère, ne joue pas le rôle du fils éploré, ne prétend pas ressentir ce qu’il ne ressent pas. Et finalement, c’est peut-être davantage cela que son crime que la société semble lui reprocher. J’aime énormément cette réflexion sur les conventions sociales, le jugement des autres et notre besoin de donner un sens aux comportements humains. Meursault devient presque coupable de ne pas savoir jouer le jeu social. Et derrière cette histoire, il y a évidemment toute la question de l’absurde, qui est pour moi l’un des aspects les plus intéressants du roman. Cette confrontation entre notre besoin de trouver du sens et l’indifférence du monde donne au récit une profondeur qui dépasse largement l’intrigue. J’aime aussi énormément la construction du roman : la première partie, très sensorielle, presque uniquement tournée vers les événements et les sensations de Meursault, puis la seconde qui devient beaucoup plus introspective et philosophique. Le changement de regard sur le personnage est particulièrement intéressant. Ce que je trouve fascinant, c’est qu’on peut ressortir de L’Étranger avec des interprétations complètement différentes selon ce qu’on y cherche : roman sur l’absurde, critique de la société, réflexion sur la mort, sur la liberté, sur la justice ou encore sur notre rapport aux émotions. Et malgré toutes ces lectures possibles, Camus ne donne jamais l’impression de vouloir nous expliquer son propre roman. Il nous laisse avec Meursault, avec son indifférence, avec le soleil, avec la mort… et surtout avec nos propres questions. Un classique que j’aime pour sa simplicité apparente, sa richesse philosophique et cette sensation étrange qu’il laisse longtemps après avoir refermé le livre.
J’ai trouvé le personnage terriblement juste.
Résumé : c’est la faute au soleil !
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