
HISTOIRE · 2026
Un Marché noir
de Bérénice Pichat
Paris, 1943. La faim règle les journées, la peur dicte les choix, et la frontière entre résistance et compromission se floute dans les arrière-cours. Servane veut vivre son adolescence et ose enfin s'engager dans un réseau secret. Paul, trafiquant désenchanté, navigue entre les camps, persuadé que tout s'achète, même la liberté. Mais bientôt, Vichy resserre l'étau, les dénonciations font rage. Et l'histoire, implacable, ne pardonne ni les illusions ni les faux-semblants.
Le résumé
Paris, 1943. La faim règle les journées, la peur dicte les choix, et la frontière entre résistance et compromission se floute dans les arrière-cours. Servane veut vivre son adolescence et ose enfin s'engager dans un réseau secret. Paul, trafiquant désenchanté, navigue entre les camps, persuadé que tout s'achète, même la liberté. Mais bientôt, Vichy resserre l'étau, les dénonciations font rage. Et l'histoire, implacable, ne pardonne ni les illusions ni les faux-semblants.
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Les avis de la communauté
Nous suivons d’abord Servane, jeune fille seule avec son beau-père (sa mère est décédée quelques années plus tôt) dans le Paris occupé de 1941. Malgré son travail dans une boulangerie, elle ne peut se nourrir à sa faim. La rencontre d’une ancienne amie de lycée va changer la donne. Puis nous suivons Paul, ou plutôt Grégoire, qui organise le trafic de denrées alimentaires depuis la campagne jusqu’à Paris. J’ai aimé suivre Servane de septembre 1941 jusqu’à mai 1944, découvrir comment une jeune fille un peu rebelle mais pas trop devient une cheville ouvrière du marché noir, une parmi tant d’autres. J’ai aimé suivre Paul-Grégoire, découvrir pourquoi il est devenu un des chef du marché noir (son enfance et son adolescence d’enfant pauvre). J’ai aimé les compte-rendu de la concierge de l’immeuble de Servane qui explique sans détour qu’il était impossible en ces temps troublé de séparer le bon grain de l’ivraie, et que tout le monde trempait plus ou moins dans les trafiques pour survivre (Et puis y a tous ceux qui ont fait un peu les deux en même temps… Vous en dites quoi, de ceux-là, dans vos groupes d’épuration ? p.67). J’ai aimé que les concierges soient présentées comme les yeux et les oreilles de la ville, sachant parfois se taire sur ce qu’elles voyaient. J’ai aimé les appartements vides occupés par des personnes qui ne sont pas les propriétaires légitimes et dont subsiste la trace des mézouzas sur le chambranle de la porte d’entrée. J’ai découvert le marché gris : celui toléré par le Régime de Vichy car il ne pouvait pas laisser sa population mourir de faim. J’ai aimé ces deux personnages aux objectifs différents qui se retrouvent à travailler ensemble pendant l’Occupation. La fin m’a étonné et m’a rendu un peu triste pour Paul-Grégoire, et j’ai regretté que le beau-père soit sorti de l’ombre. L’auteure m’a encore une fois enchanté en mélangeant les narrations pour un roman sur la part d’ombre que nous portons tous en nous. L’image que je retiendrai : Celle du premier sac que Servane transporte : un sac de vieux livres trouvé par Paul-Grégoire pour un gradé allemand. https://www.alexmotamots.fr/un-marche-noir-berenice-pichat/
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